Betty Botox

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Pour la petite histoire:

Betty Botox est le projet re-edit de JD Twich, soit la moitié des glorieux écossais d’Optimo.

Baptisé d’après un titre de Liquid Liquid, ce duo de dj est, depuis 1997, en charge des dimanches soirs du Sub Club de Glasgow. Au vu des tracklists et de la programmation live, cet Optimo [Espacio] hebdomadaire a un sérieux air de meilleure soirée du monde.

Que les non résidents de Glasgow ne désespèrent pas, ils peuvent toujours se rabattre sur les mix insensés du duo, qu’il s’agisse de concasser 30 ans de musiques déviantes (BBC’s Essential Mix, How to Kill the Dj [Part Two]) ou d’exploser des thématiques plus ciblées (No Wave, tropicalisme…).

En 2001, alors tout le monde s’excitait sur les termes electroclash ou mash-up, Optimo en incarnait la version moins pute et réellement érudite.

En 2008, à côté d’un affolant mix punk pour RVNG, JD Twich fait de même avec la hype la plus improbable de ces dernières années : cette étonnante synthèse Nu-Disco/Krautrock/films d’horreurs vintage qui fait le bonheur de labels US et de blogs parisiens.

Betty Botox : Mmm, Betty!

Endless Flight/Kompakt (2008)

Genre Lifting sauvage
Durée de vie Encore à déterminer
Résumé

Mmm, Betty ! est la ré-édition CD de trois 12’’ thématiques (disco/kraut-indus-electronic/ dub) épuisés. JD Twich ouvre les festivités par des versions Lo-Fi et cradingues de tracks disco introuvables (dont ce Beginning of the Heartbreak/Don’t Don’t déjà placé en ouverture et clôture du Fabric de James Murphy). La suite est faite d’indus relifté, de funk synthétique italien, d’une tuerie psyché absolue (l’edit du Valium Ten d’Hawkwind) et, en guise de Dub, de dérives cosmiques obsédantes. En matière de disco anxiogène, l’inquiétante version du Diskomo des Residents devrait faire peur à tous les apprentis John Carpenter apparus ces deux dernières années.

On peut s’interroger sur les causes et le bien-fondé de cette déferlante de re-edits et de vieilleries disco qui s’entassent sur nos disques durs, reste qu’au terme d’une année pas très excitante, on a finalement pas trouvé mieux pour s’abîmer les neurones. C’est la crise, jive baby on a saturday night.

A ranger Vers le haut de la pile de disques
Note

Soumis par Sébastien le 27/01/2009

 

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